Club de Bridge Marguerite d'Angoulême


Pourquoi Marguerite

Marguerite d'Angoulême, le nom de notre club, a été choisi par les adhérents réunis en assemblée générale extraordinaire  en février 2020 afin de ratifier la fusion des deux clubs historiques de notre ville:  Le Cercle Littéraire et le Bridge Club Angoumoisin.  

Pourquoi Marguerite?  Quelques indices...

Marguerite d'Angoulême est née en 1492 dans la tour ronde du château des comtes d'Angoulême. Soeur de François 1er, elle était une femme de lettres, diplomate et plutôt feministe pour son époque. Bien que cette femme intelligente et tolérante soit aussi connue sous le titre de Marguerite de Navarre, elle est un peu notre "reine locale".  Notre "Queen of Hearts".

Notre gourmandise locale s'appèle le Marguerite d'Angoulême. Cette douceur en chocolat parfumé d'écorce d'orange  en forme de fleur est la création d'un chocolatier d'Angoulême au 19ème siècle. C'est semble-t-il le monogramme de la reine qui l'aurait inspiré.  Coincidence ou prémonition: le Cercle Littéraire organisait depuis des lustres un tournoi "chocolat." Cette tradition perdure dans notre club Marguerite d'Angoulême.

L'histoire ne dit pas si cette princesse devenue reine jouait aux cartes.  Le défi intellectuel du bridge l'aurait certainement fasciné. Etait-elle gourmande?  Aurait-elle pris plaisir à déguster le chocolat qui porte son nom?  Bien sûr!

Venez jouer au club de bridge Marguerite d'Angoulême. Vous recevrez un accueil royal!

Consultez cette biographié de notre Marguerite parue dans le magazine GEO.  Ne confondez pas Marguerite d'Angoulême avec la Reine Margot (1553- 1615) .  C'est une autre histoire!!

"Figure incontournable de la Renaissance, Marguerite de Navarre a marqué son époque par sa vision humaniste et avant-gardiste, ses prises de positions diplomatiques et ses nombreuses oeuvres littéraires. Portrait.

Fille de Charles d’Orléans, le cousin du roi Louis XII, et de Louise de Savoie, Marguerite d’Angoulême – ou Marguerite Valois-Angoulême – naît le 11 avril 1492, à Angoulême. Princesse de haut rang, elle appartient à la première branche d’Orléans de la dynastie capétienne. Elle est également, de deux ans, la grande sœur du futur roi François 1er.

On raconte qu’enceinte, Louise de Savoie aurait consommé une huitre au cœur de laquelle elle aurait trouvé une perle. "Margarita" signifiant "pureté" en latin, elle aurait décidé de prénommer sa fille, considérée comme la perle de la famille, Marguerite.

Marguerite d’Angoulême, une éducation privilégiée au château royal d’Ambroise

À la mort de son père, le 1er janvier 1496, la vie de Marguerite d’Angoulême, et de son frère François, prend un tournant décisif. En vertu de la loi salique, le roi Louis XII n’ayant pas de descendance masculine, et donc d’héritier, François – premier garçon de la maison de Valois – est donc l’héritier présomptif de la couronne. Avec leur mère, Louise de Savoie, Marguerite, 6 ans, et François, 4 ans, emménage au château royal d’Ambroise.

Tous deux bénéficient d’une éducation riche et soignée, sous la direction de leur mère et de Blanche de Tournon. Marguerite apprend ainsi le latin, le grec, l’hébreu, mais aussi l’italien et l’espagnol. C’est au cours de ces années qu’elle commence à former son regard neuf sur le monde, et notamment grâce aux livres qu’elle découvre dans la bibliothèque de Blois auprès de laquelle elle s’instruit. D’ailleurs, la devise de sa mère n’est autre que : libris et liberis ("pour les livres et pour les enfants").

Le 25 janvier 1515, après la mort du roi Louis XII, a lieu le couronnement de François 1er, en la cathédrale de Reims. Marguerite, qui soutient et accompagne son frère dans ses fonctions, et faite duchesse de Berry. Louise de Savoie, Marguerite d’Angoulême et Louise de Savoie sont alors surnommés "la Trinité".

De Marguerite Valois-Angoulême à Marguerite d’Alençon et Marguerite de Navarre

Pour mettre un terme aux querelles qui opposent la Maison d’Angoulême à la Maison d’Alençon, Marguerite d’Angoulême épouse – sans grandes convictions – le 2 décembre 1509, à l’âge de 17 ans, Charles IV, duc d’Alençon. À sa mort, le 11 avril 1525, elle hérite de ses titres de comte d’Armagnac, de Rodez et duc d’Alençon.

Deux ans plus tard, en 1527, elle se remarie et épouse Henri II d’Albret, roi de Navarre. Par cette alliance, elle devient alors reine de Navarre, et prend l’appellation de Marguerite de Navarre. Le 28 novembre 1528, elle donne naissance ainsi naissance à Jeanne d’Albret qui une fois mariée à Antoine de Bourbon, deviendra mère à son tour, en donnant naissance à Henri IV, futur roi de France.

Un bonheur de courte durée puisque les années qui suivront seront, hélas, teintées de douleur. En 1530, Marguerite de Navarre perd son fils Jean, alors âgé de 6 mois, puis en 1531, sa mère, Louise de Savoie.

Marguerite de Navarre : spiritualité, humanisme, diplomatie et politique

Même mariée, Marguerite de Navarre a toujours joué un rôle non négligeable à la Cour du roi. Et dans son cœur, la culture possédait une place de choix. Instruite, cultivée et ouverte, elle portait les artistes, les poètes, et protégeait les érudits et les écrivains, comme Marot ou Rabelais, qui la surnommait "la Dame à la Licorne". Elle faisait également de la Cour de Nérac un foyer de l’humanisme.

Sans rompre avec l’Église – qui est alors de plus en plus critiquée – et la foi catholique, elle finit par rejoindre secrètement le groupe de penseurs des évangélique du cénacle. Sa sensibilité aux idées nouvelles la pousse peu à peu à s’intéresser au protestantisme, et même s’initier au mysticisme. Elle semble également pencher en faveur d’une réforme de l’Église. Des positions plus ou moins tranchées qui lui valent d’être montrée du doigt à plusieurs reprises. Tout comme sa volonté de promouvoir le français comme langue officielle.

Preuve de son bagou et de son influence, c’est elle, qui en 1525, après la débâcle de Pavie, lorsque son frère est fait prisonnier de Charles Quint, qui est désignée pour mener les négociations auprès de l’Empereur. Si les négociations échouent et se soldent par la rétrocession de la Bourgogne au Saint Empire, François 1er garde la vie sauve.

Marguerite de Navarre, femme de lettres

Outre le maintien d’une certaine vie culturelle à la Cour du roi, ce qui anime Marguerite de Navarre, c’est bien sûr la littérature. Son œuvre la plus connue est un recueil de 72 nouvelles : "Heptaméron", publié en 1558. "Ces dernières traitent aussi bien des violences faites aux femmes, du viol, que des femmes manipulatrices et criminelles", résume le Figaro.

Poète, elle rassemble également plusieurs de ses œuvres dans "Les Marguerites de la Marguerite des princesses"; recueil publié, plus tôt, au début des années 1530. À ces recueils s’ajoutent les publications d’autres oeuvres célèbres c
omme "le Dialogue en forme de vision nocturne", "Le Miroir de l’âme pécheresse", "Les Chansons spirituelles" ou encore "L’Inquisiteur".

Sa renommée est telle que même après sa quasi disparition de la scène politique, de nombreux auteurs ont continué de lui dédicacer des œuvres, à l’instar de Rabelais, Etienne Dolet, Nicolas Bourbon et Jean Salmon.Le 21 décembre 1549, c’est dans la foi catholique que Marguerite de Navarre décède des suites d’une inflammation des poumons au château d’Odos, en Bigorre, puis est enterrée dans la nécropole des rois de Navarre. Elle laissera à sa fille, Jeanne, un héritage culturel et spirituel bien présent, puisque celle-ci favorisera la réforme protestante sur son territoire, sans toutefois rompre avec l’Église catholique, à l’instar de sa mère.

 

 

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